Suite à la crise exceptionnelle que nous traversons, contraints à mettre à l'arrêt, voire à renoncer à nos projets, nous sommes aussi nombreux à être très actifs et investis pour analyser les conséquences de cette période.

L'arrêt forcé de notre activité met à mal un modèle sociétal et économique de création artistique dont certains considèrent, si ce n'est qu'il est à bout de souffle, tout au moins qu'il montre ses limites. Lorsque nous sortirons de cette crise, il est vraisemblable que l'urgence économique s'imposera à nous, et qu'elle nous laissera peu le loisir de la réflexion.

Pourtant l'envie d'inventer est forte, comme le désir de mettre à profit le confinement pour penser au monde d'avant, réfléchir au monde d'après.

Les artistes le savent : inventer demande du temps. Celui de la réflexion, celui de l'expérimentation, celui de la concrétisation.

Aussi, puisqu'il nous est donné de disposer de temps libre, pourquoi ne pas mettre à profit cette période pour, individuellement puis collectivement faire un état des lieux de ce qui allait ou n'allait pas avant que cette crise arrive, imaginer les changements à court ou long terme dont notre activité pourrait profiter ?

To see or not to see, qui depuis plusieurs années travaille sur la manière d'associer intelligiblement outils numériques et spectacle vivant ; en partenariat avec le SNES (Syndicat National des Entrepreneurs de Spectacles) qui représente une grande diversité d'entrepreneur du spectacle vivant, vous propose de réfléchir autour de 7 axes liés au spectacle vivant.

Artistes, techniciens, responsables de structures culturelles, producteurs, compagnies, diffuseurs, spectateurs, fidèles ou occasionnels, mais amoureux du spectacle vivant, nous vous invitons tous à participer à ces réflexions.

L'idée n'est pas de rédiger un cahier de doléances, mais d'ouvrir une boite à idées, un espace de créativité et d'imagination, totalement anonyme, où chacun sera libre de participer comme il l'entend, de ne répondre qu'aux sujets qui l'intéressent ou au contraire de s'aventurer en dehors de ses prérogatives habituelles.

Mi juillet, les résultats de ces réflexions feront l'objet d'une restitution sous forme de publication envoyée à tous ceux qui auront participé, afin que chacun puisse s'approprier la globalité de ces travaux, les partager avec d'autres, les mettre en oeuvre.

To see or not to see et le SNES s'engagent aussi à transmettre auprès du ministère de la culture, des organismes professionnels et des principaux acteurs culturels, les conclusions de cette initiative collective.

Ce projet repose sur une conviction forte, celle que notre secteur d'activités, comme beaucoup d'autres, sortira transformé de la crise historique que nous traversons. Qu'il faut préparer cet après, et que nous serons toujours plus intelligents collectivement. Plus nous serons nombreux à jouer le jeu de cette réflexion, plutôt qu'à subir une crise qui s'impose à nous, plus les contributions seront diverses, plus nous pourrons trouver un nouveau souffle et relever, ensemble, les défis qui nous attendent.

 
 
Si vous souhaitez vous désinscrire de notre newsletter, cliquez ici